Carlos DI SARLI

Carlos Di Sarli (1903-1960), un orchestre majeur pour les danseurs et aussi sur le plan purement musical. Quatre époques pour lesquelles nous disposons d’enregistrements :

  • le sextet (1928-1931) avec basse, piano, 2 violons et 2 bandonéons.
  • l’Orquesta Típica, en rythme rapide (impulsé par D’Arienzo), 1939-1942 avec 3 violons et 3 bandonéons
  • la Típica, en rythme progressivement plus lent, 1942-1949
  • la Típica « lyrique », en rythme lent à très lent, 1951-1958, avec de 4 à 5 bandonéons et de 4 à 8 violons.

Style de l’orchestre :
Privilégiant les violons, soutenus par une basse puissante au piano (Di Sarli) et des motifs au piano (médium-aigu, clochettes). Le volume des violons augmente avec les années. Le violons jouent en deux modes : liés ou détachés (staccato). Les bandonéons, bien présents dans le sextet des années 30, ne sont plus que rarement mis en valeur ensuite (Verdemar, Bahia Blanca).

L’orchestre de Di Sarli est l’un des seuls à être resté très dansable dans les années 50, grâce à une puissante cadence qui inspire la marche.

Tangos écoutés pendant l’atelier :

Un tango à travers les âges : Don Juan, par Vicente Greco (1911, rapide) ; Francisco Canaro (1929, lent) ; Juan D’Arienzo (1936, rapide) ; Di Sarli (1941, rapide) ; Di Sarli (1955, lent).

Noter l’alternance rapide-lent-rapide-lent, valable pour presque toute la musique de tango des années 10 aux années 60 (une exception : Juan D’Arienzo, toujours rapide).

Des années 30 aux années 40

Cicatrices (1930), Racing Club (1930), Racing Club (1940).

Ecoute détaillée

Réécoute de Don Juan (1941) en détail, en notant les interventions du piano (Grave ou Aigu) et des violons (Lié ou Staccato).
Ecoute détaillée de Siete Palabras (1945).
Les chanteurs : écoute de Corazón (1939), Esta Noche de Luna (avec le chanteur R. Rufino), Tú el Cielo y Tú (avec le chanteur Alberto Podestá)

Des années 40 aux années 50

El Pollo Ricardo (1940, El Pollo Ricardo (1951).
Milonguero Viejo (1940), Milonguero Viejo (1955)
Duelo Criollo (1952, chanteur Mario Pomar)
Indio Manso (1958), Bahia Blanca (1957), La Cumparsita (1955)
Et une milonga (rapide !), Zorzal ; une valse (avec le chanteur Jorge Durán), Acuerdate de Mí.